1940: Gardons confiance en notre avenir

GARDONS CONFIANCE EN NOTRE AVENIR

Même si l’heure de la guerre n’a pas sonné pour nous, y a-t-il un coeur de jeune fille qu’elle n’a pas atteint profondément ?

Dans nos bureaux, les ateliers, les usines, dans tous les milieux quels qu’ils soient, comptons-les autour de nous ces innombrables jeunes filles qui préparaient ardemment la fondation d’un foyer nouveau bientôt… dans quelques semaines, dans un ou deux mois, dans quatre mois… dans six mois….

Et la mobilisation, si elle n’a pas déçu complètement leur es poir, a pourtant jeté une ombre bien noire sur leurs projets.

A côté d’elles, n’avez-vous pas vu aussi toutes les autres, qui sans avoir encore précisé leur rêve d’avenir, seront pourtant de- main de jeunes femmes penchées sur des berceaux ?…

Fiancées et jeunes filles, oubliez-vous que malgré tous les soucis de l’heure, votre jeunesse ardente est le gage du bonheur de de- main ?

Pas de cafard, pas de tristesse I du courage et de la joie saine et forte, qui doit semer la confiance autour de vous. Et cette confiance doit être le roc inébranlable sur lequel nous attendons et bâtissons la paix….

Aujourd’hui, dans cette attente, comme hier dans le calme la- borieux, que votre grandeur d’âme soit faite de dignité et de pureté délicate, d’endurance au travail, d’optimisme dans un long effort.

Si vous le voulez, vous resterez notre grand motif de foi en l’avenir, parce que, par vous, demain sera bâti par une jeunesse nouvelle, capable de grandes choses!

Gardons confiance en notre avenir; gardons aussi, à travers tout, ce bon sourire qui réconforte et redonne courage à ceux qui nous entourent.

M. F.

SOURCE

Joie et Travail, Janvier 1940 (KADOC)